Ma grand mère maternelle avait coutume de dire « après le 15 août, l’été est fini ». C’était il y a longtemps, c’était en haute Savoie et c’était pas si faux. C’était avec Pâques et Noël, les seuls moments où toute la famille était rassemblée. Cette famille n’existe plus, ma mère est la dernière survivante. Mon cousin m’a appelé cette semaine pour avoir des nouvelles d’elle. Je n’ai pas répondu, pas rappelé.
Je sais depuis que je vis dans le sud que c’est faux mais pas si faux. Déjà les cigales. Depuis quelques jours, je ne les entends plus. Sont elles mortes à cause de la chaleur ou parce que la saison est finie? Je sais que septembre a la plage c’est magique. La meme chose que l’été sans les gens (sans les beaufs) et sans les soirées. C’est à peu près mon seul programme du mois. Avec P. Et M. inlassablement, nous irons une semaine à Gassin en septembre. J’ai proposé à P. d’aller ailleurs, en Espagne. Il y a des plages où les chiens sont autorisés. Il a dit non. Même si rien ne vaut Pampelonne, j’aurais aimé varier les plaisirs. Sans doute faut il admettre que le monde connu est fini et qu’en dépit de ce que dit Barbara, c’est pas si mal de retourner sur les lieux de son enfance. Le temps de mon petit pélerinage.
J’ai un programme de rentrée fait de bricolage à Nice. Depuis deux ans et demi, le parquet va donc connaître une issue, condition nécessaire pour louer cet appartement. Et de paddle à Villefranche, pas le choix que d’essayer avant de redevenir un touriste.
Ma courte journée à Paris hier m’a réjoui. Pour une raison que je ne sais expliquer, je suis allé à la Fnac des Halles. Pas mis les pieds depuis 20 ans. J’ai repensé à l’escalator direct qui n’existe plus. La moquette grise n’a pas changé. J’ai été surpris de voir que des gens arpentent encore ces locaux. J’ai voulu acheter un livre facile pour me remettre à la lecture. Une pension en Italie de Besson; le livre me tombe des mains tant la fin est prévisible. J’ai toujours aimé son écriture sèche, dramatique, descriptive mais à force, la recette s’est épuisée. Je suis passé devant le UGC auquel je suis tant allé, à la piscine où je me suis fait draguer quand j’étais frais, au forum des images du temps des cassettes vhs.
J’ai un rapport aux lieux qui est empreint de nostalgie, je suis toujours incrédule quand je reconnais la morphologie du lieu que j’ai connu mais dont l’usage a changé. Et à Paris, ce changement est allé plus vite qu’ailleurs, et surtout c’est là aussi que j’ai mes principaux repères.
Retour à Nice la semaine prochaine. Va falloir que j’applique mes principes « never ask, never tell » « l’ignorance est le plus profond des mépris ». J’ai compris qu’il ne m’épargneront rien. Ils attendent que je fasse le sale job avant mon départ. C’est d’un vice auquel meme moi je n’aurais pas pensé. En rester sur mon principe du mardi et jeudi matins. Pas d’abandon de poste, j’expédie les affaires courantes (et je leur pisse à la raie).
D’ici là, demain, ma mère, c’est son anniversaire. 83.
Hypocondriaque, ma santé m’inquiète. Je ne perds pas mes 4 kilos. Je continue à avoir la chiasse certaines fois. Je dors bcp trop (8h cette nuit, 1h ce matin, 2h cet am) ce qui n’est pas ma pratique habituelle. Je ne fais aucun sport.
Je nourris donc la résolution de men tenir à ma préparation pour l’Aubrac fin septembre. J’ai recu mes chaussures de marche (elles sont laides) et c’est sans doute le meilleur truc auquel je puisse me tenir à ce stade. J’essaierai d’aller à la salle de sport dont mon abonnement se termine fin septembre. Il faut juste que je me fasse un agenda et que je ne me trouve pas de bonne excuse pour ne pas le tenir. Je n’ai aucun autre enjeu que moi.
Je m’en vais de ce pas tester mes chaussures de marche.




J’ai recu mes chaussures de marche (elles sont laides)
J’ai pouffé
"Il faut juste que je me fasse un agenda et que je ne me trouve pas de bonne excuse pour ne pas le tenir." Sûrement cela le plus dur !