En synthèse
J’ai dit ici mon état et je tente de le synthétiser ici.
Sur le plan intérieur :
J’explore avec une intensité croissante :
• Le vide existentiel, que je visualise comme un vortex noir, fascinant mais non menaçant, qu’à ce stade j’observe sans m’y laisser aspirer,
• Une prise de conscience récente mais puissante de la violence de mon enfance, marquée par une mère toxique, l’abandon du père, le rejet de mon homosexualité, et l’absence totale de douceur.
• Une fatigue profonde, quasi existentielle, que j’ai du mal à relier à une réalité objective qui peut paraître satisfaisante (maison, couple, santé, situation pro).
• Une suractivité (formations, perfectionnisme, exigences) qui pourrait être une fuite face à ce vide et à cette fatigue.
• Le mot “douceur” est apparu comme un tournant : il a agi comme un révélateur d’un manque fondamental de mon histoire.
• Mon psy a proposé de revisiter mon enfance non comme un enchaînement de faits, mais comme un terrain où s’est construite une forme de dureté intérieure, et possiblement une autoviolence actuelle.
Sur le plan professionnel :
Je suis en pleine crise au travail, liée à une erreur grave d’un collaborateur, qui ravive :
• La peur d’être licencié ou de devoir “payer” personnellement.
• Un sentiment de déjà-vu, comme si ce genre de scénario toxique se répétait toujours et encore.
• Une mobilisation de mon intelligence stratégique, sans me laisser totalement submerger (ce qui est un progrès notable).
• Mais aussi une obsession mentale, un mode survie, une dissociation émotionnelle et un épuisement.
Je tiens, mais avec la sensation de scier la branche sur laquelle je suis assis.
C’est sans doute le début de la fin dans ce poste, même si aucune solution claire ne s’est encore dessinée.
Sur le plan identitaire :
J’éprouve :
• Une perte de lien au corps, à la beauté, au plaisir simple.
• Une dissociation géographique (la Côte d’Azur comme lieu de survie, mon village comme lieu d’apaisement).
• Le besoin de devenir un “beau vieux” qui inspire, loin des masques et des postures anciennes.
• La prise de conscience que je m’inflige une vie émotionnelle exsangue, suradaptée, asociale, sans joie.
• Une absence de sexualité, une armure relationnelle, une hypervigilance constante.
• Un rapport difficile à l’alcool et à la nourriture, avec des comportements d’addiction liés à l’ennui, à la solitude, ou à l’auto-sabotage.

