L’été, déjà.
Retour à Nice. Mon lundi était light et je me suis donc qu’à distance ce serait très bien. Ma principale activité à été de nettoyer au karcher ma terrasse, ce qui est, j’en conviens, un vrai travail et plus utile que celui de mon quotidien. Le avant/après est toujours jouissif meme si je me demande comment en si peu de mois autant de poussière peut s’incruster.
J’ai passé 4 jour seul (sauf le samedi avec ma mère) dans ma cambrousse et c’était très bien. Je ne suis pas sorti ou presque. M. est heureux. Alterne la piscine (je crois que sa piscine serait plus juste) et rentre ensuite se coucher, mouillé. J’aimerais pouvoir lire, écrire, mais non. Je fais du jardinage, je bricole, des trucs du genre. Les premières tomates sont formées dans mon petit potager. Si je m’écoutais, j’aurais des poules.
Je vois juste qu’alors qu’avec P. je m’applique à faire la cuisine et que j’aime ca; pour moi seul, c’est un peu au dessus de mes forces. Comme ici à Nice. Pas envie. Alors je mange ce qu’il y a. Et surtout je crois que mon sang est du Campari soda tant cela me semble etre la boisson la plus naturelle qui soit. Comme de l’eau. Heureusement que le format de la bouteille a été réduit. Quand y en plus, y en a plus. Ce qui est le cas depuis hier soir.
Forcément la séance avec mon psy au tel a été moins productive. Que dire en étant allongé sur mon lit? Juste assez pour ne pas m’endormir. Je lui disais ma joie d’avoir, grace au travail avec lui, simplifié mon équation professionnelle. Soit je reste ici, soit je rentre au bercail à paris. Alors que je suis capable de partir en conjectures sans fin sur des hypothétiques postes, cette simplification radicale m’a allégé d’un poids. Comme l’année dernière, quand j’ai stoppé mes formations de coach. Trop de choix putatifs m’immobilise.
Et donc sans ambiguité donc, je veux rester ici. Pour forcer un peu le destin, je me suis abonné à à peu près tout au TNN (c’est pas dingue) et à l’opéra de Nice. La semaine entre le mardi et le mercredi (ma vie étant aussi rythmée que celle de mon golden, le lundi c’est compliqué car levé trop tot pour faire la route et le jeudi soir au plus tard je me casse), j’irai seul. J’ai appris à sortir seul. Il me faut désormais me trouver un resto dans cette ville où je puisse éviter les touristes et aller dîner seul quand mes soirées sont trop tristes. Je vais tester chez Félix seul.
P. rentre de BA mercredi. Il vient ici le week end prochain. Il m’a demandé de prendre mon paddle. Et ne me laissera donc pas le choix. Ce qui est au final le plus certain pour l’étrener. J’aime bien obéir. Ca m’évite de penser.
Ce soir sur l’A8 dont je maitrise chaque tournant, je m’ennuie. J’ai épuisé les charmes des podcasts je crois ou ne suis plus assez curieux pour en découvrir d’autres. Alors je m’emploie à regarder le paysage. Je découvre encore des points de vue nouveaux et c’est beau.
M. ronfle à coté de moi. Cet appartement ressemble à Beyrouth après l’explosion sur le port. Je n’aurai pas d’autre choix que de ranger et de faire le ménage d’ici samedi. Mais bon, demain ca suffira. Et comme avec P. mañana, ca ne veut pas dire demain. Ca veut dire plus tard. Peut etre.



Je lis ton post au moment où ici le soleil s’efface pour laisser place à de la grisaille. Je boude pas , un peu de frais, c’est bien (surtout pour Bowie) et ton écriture comble le soleil manquant. Jardiner, être chez soi, bricoler, manger, boire, j’ai envie de tout ça ^^. Je te rejoins sur le psy par telephone, ça me sort tellement de ma concentration. J’ai besoin d’être en face de la personne. Parce qu’en plus je suis sur qu’elle scroll sur insta pendant que je lui dis mes trucs ^^
❤️🖤